[30/04/2006] Quintessence noirelfique Retour index
Seilikia 30/04/2006 - 21:31
[pid:75413] Le père de Yoren, le visage marqué par le temps et la rudesse de sa condition tendit son auge en direction de la mère qui y versa une nouvelle louche de soupe clairette, ils n’étaient pas riches et ne pouvaient se permettre de grandes dépenses. Inconsciemment, le jeune homme laissa son regard vagabonder en direction de l’ample cheminée au-dessus de laquelle pendait la grosse marmite de cuivre, vieil héritage qui servait fidèlement la famille depuis plusieurs générations. Quelques maigres réserves s’entassaient ici et là, bien peu pour nourrir toute la famille…
Il avait été déposer quelques collets dans les bois, il n’en avait aucun droit et le seigneur pourrait le punir sévèrement pour ce vol s’il l’apprenait mais il fallait bien tâcher de survivre…Yoren s’empara du pain sur la table dont il s’octroya une part généreuse, il avait besoin de prendre des forces, cet après-midi, il irait couper l’arbre qu’il avait repéré la veille, un bois étrange, très sombre, qui se revendrait sûrement une belle somme à quelques marchands de la ville. La famille ne s’était mise au bûcheronnage que très récemment, les dégâts causés par les nombreuses guerres réclamant de grandes quantités de planches pour être réparés, rendant du même coup la coupe plus rentable.

Néanmoins, le jeune homme avait la certitude que cette fois, ce serait différent, il n’avait jamais vu auparavant un arbre comme celui-là, des feuilles rouges comme le sang et un tronc aussi sombre que l’ébène. Peut-être même qu’il pourrait en vendre à un sorcier de la ville, ils ont toujours besoin de matériaux étranges et savent y mettre le prix, bien au-delà du raisonnable même, sans doute que leur magie altère quelque peu leur esprit…il devait se hâter, d’autres s’étaient également mis à s’attaquer à la forêt, et combien de temps lui restait-il avant qu’ils ne le découvrent ? Et puis, il y avait Navië, ils étaient fiancés et allaient se marier d’ici une semaine. Yoren était éperdument amoureux d’elle, ses longs cheveux blonds tombant sur ses épaules, chaque boucle étant autant d’invitations à des caresses…et ses beaux yeux bleus, Yoren n’avait jamais vu de saphir, mais il était persuadé d’en percevoir le reflet dans le regard de Navië.

Sa future belle famille était réticente à son mariage, ils faisaient partie de ces planteurs qui avaient racheté les terres des pauvres bougres qui avaient tout perdu à la guerre. Des rapaces, charognards s’étant nourris de la mauvaise fortune des autres, ils avaient même trois employés, des gars du village qui travaillaient dans leurs champs pour quelques sous, à peine de quoi se nourrir. Navië vivait dans une grosse ferme aux murs de pierre, recouverte d’une charpente de bon bois. Yoren ne pouvait que se sentir misérable quand il regardait la modeste masure au toit de chaume dans laquelle il vivait avec tous ses frères et soeurs. Pourtant, aujourd’hui le jeune homme était persuadé qu’il montrerait à tous qu’il pouvait offrir le plus bel avenir à Navië, et pour cela, il avait juste à aller couper cet arbre, un peu plus reculé dans la forêt, là où les autres bûcherons n’étaient pas encore allés…

Quelques heures plus tard, il était dans les bois, faisant son possible pour retrouver la piste, aucun sentier n’y menait, aussi était-il malaisé de s’y rendre, il aurait dû demander à ses frères de l’accompagner afin de l’aider à ramener le bois, mais ils ne savaient pas tenir leur langue, ils en auraient parlé…la misère touchait bon nombre de familles, et certains n’auraient eut aucun scrupule à lui voler « sa » trouvaille. Avec sa grosse brouette, il ne pourrait en ramener qu’une quantité infime, qu’importe, ce sera sûrement suffisant pour faire de lui l’homme le plus riche du village, et puis il pourra toujours y revenir, il faudra juste qu’il veille à ne pas ébruiter sa découverte.
Une pierre manquant de le faire trébucher le tira de ses pensées, il ne devait plus être très loin, combien de temps avait-il mis ? Il n’aurait su le dire, la lumière du jour peinait à éclairer les lieux, les grands arbres obscurcissant le ciel de leur branchage d’une densité inquiétante. Il sursauta au croassement d’un corbeau, mauvais signe… Il régnait ici une atmosphère suffocante, qui jurait avec les bois qui bordaient le village, comment se pouvait-il qu’il y ait une telle différence entre ces deux lieux si peu éloignés ?
Une rivière bordant l’arbre mystérieux lui revint en mémoire, il pourra s’y désaltérer avant de se mettre à l’ouvrage.
La végétation paraissait plus touffue ici, il fallait souvent ouvrir le passage à coups de hache, certaines plantes secrétaient des toxines, recouvrant les bras de Yoren de plaques rougeâtres. Un enfer vert pensa-t-il, une abondance de branche venant le fouetter afin de le faire reculer, de protéger le seigneur, le grand arbre de cette forêt.

Ecartant sans ménagement une fougère qui lui bouchait le passage, il finit par arriver en vue de l’impressionnant végétal. Un tronc d’un noir profond, massive montagne noire érigée en plein milieu des bois, recouverte d’un dôme écarlate, formé de feuilles semblables à une myriade de mains demandant désespérément de l’aide. Etrangement, aucun autre arbre, aucun arbuste ne semblait avoir poussé à côté, régnant seul sur sa clairière. Un frisson parcouru la nuque de Yoren, il avait beau ne pas croire aux fables que les anciens racontaient aux enfants, cet endroit aurait pu prendre place dans n’importe quel conte d’horreur. Grognant face à sa couardise, il laissa là sa brouette et suivit le bruit mélodieux produit par le petit cours d’eau où il pourrait se débarbouiller et laver les nombreuses griffures qu’il s’était fait en traversant la forêt.

Prenant garde de ne pas glisser sur quelques feuilles mortes et s’accrochant aux troncs des arbres ayant réussi à pousser sur la pente de l’un des versants du ruisseau, le jeune homme descendit lentement jusqu’à arriver au niveau du cours d’eau où il put pratiquer ses ablutions. La rivière étant sinueuse, il était extrêmement dur d’en suivre le cours, dissimulé derrière une pléthore d’arbustes et de hautes herbes. Il se devait d’être prudent, des serpents avaient tendance à se dissimuler dans de pareils endroits et s’il était mordu, il n’aurait jamais la force de rejoindre le village.
Pour se rassurer, il tenta d’occuper son esprit, il faudrait qu’il pense à placer quelques pièges sur la berge, nul doute que plusieurs animaux devaient venir s’y désaltérer, il n’avait pas connaissance d’un autre point d’eau dans les environs.
L’homme ne souhaitait pas s’attarder davantage ici, la rive opposée était dissimulée par des branches aux proportions impressionnantes ayant poussé anarchiquement et la désagréable impression que des paires d’yeux s’y dissimulaient ne cessait de le tarauder.

Alors qu’il s’éloignait, allant accomplir sa besogne, un bruit attira son attention, quelque chose était entré dans l’eau, non loin de lui. Une pile de rochers lui bouchant la vue, il était incapable de déterminer de quoi il s’agissait, un animal ? Un autre du village se préparant à lui voler sa découverte ? L’appât du gain peut pousser à commettre des choses atroces, et ici, dans un lieu si isolé…Yoren se dirigea le plus rapidement qu’il lui fut possible où il avait laissé sa hache, pas question de partager, et il était prêt à défendre ses droits…
Il attendit quelques secondes, rien, il n’avait pas été repéré.
Silencieusement, il vint se glisser derrière le tas de caillasse, tenant si fort sa hache que ses phalanges en étaient douloureuses. Il glissa lentement son visage dans un interstice de la roche, ce qu’il vit lui fit presque relâcher son arme.

Seilikia 30/04/2006 - 21:32
[pid:75414] Une femme, à la peau d'un noir de jais et à la longue chevelure liliale se baignait dans le lit de la rivière, fine et gracieuse créature des bois, naïade s'offrant à sa vue.
Jamais il n'avait vu de drows auparavant, êtres mystiques et secrets, juste quelques légendes et histoires racontées par les anciens autour du feu. Le village s'était jusqu'à très récemment peu intéressé à la forêt et jamais il n'y avait eu d'échanges. Des bruits courraient selon lesquels les seigneurs combattent ces créatures, d'après les dires des vétérans, il est rare qu'elles se présentent en pleine lumière, quant leur présence est décelée, il est généralement déjà trop tard et toutes les rumeurs s'accordaient pour mettre en évidence leur cruauté sans bornes. Pourtant, celle qui était venue se détendre dans ce cours d'eau ne semblait pas l'avoir remarqué et ne présentait aucun signe d'agressivité, elle n'avait même pas une arme pour se défendre, même si ces derniers usent souvent de magie, à cette distance elle n'aurait aucune chance. Rassuré, il continua son observation, s'étonnant de l'apparente agilité, de l'élégance de cette créature. Il y avait une certaine noblesse dans ses traits parfaits, le temps ne semblait y avoir laissé aucune emprunte, avoir glissé sur elle comme un voile de soie, nulle cicatrice ne venait entacher ce visage parfait.
Certes, Navië avait toujours représenté pour lui le summum de la vénusté, mais cette baigneuse lui renvoyait tout ce qui séparait sa fiancée de la perfection.
Ne serait-ce que cette façon de se recoiffer qu'usait l'elfe, chaque mouvement était posé, doté d'un charme exotique, doux et décidé tout à la fois. L'observer devenait un délice, la possibilité pour un mortel de poser ses yeux sur un domaine divin. Le cadre ne faisait que renforcer cette impression, des fleurs orangées tombant en grappe des branches qui dissimulaient le ciel encadraient la drow, tout en parfumant les lieux de leur arôme sucré.

Lentement, l'elfe noire remonta le cours de la rivière, jusqu'à disparaître totalement de la vue de Yoren dans un des tournants du cours d'eau. Le jeune homme était pétrifié, incapable de bouger, le regard accroché au moindre geste de la drow, prisonnier de ce qu'il lui avait été donné de voir. Il lui fallut bon nombre de secondes pour reprendre ses esprits, sans réellement prendre conscience de ce qu'il faisait, il remonta le rivage, avide de n'avoir ne serait-ce qu'encore une dernière vision enchanteresse. Navië avait complètement quitté ses pensées, toutes focalisées sur la sombre créature. Il avait la certitude que plus jamais il ne verrait pareil raffinement, toute autre pensée lui paraissait désormais morne, grise et sans appâts.

Désespérément, son regard courrait sur la rivière, à la recherche de la drow, en vain. La végétation trop dense rendait ses recherches inutiles. Prenant appuis sur un vieux chêne, Yoren dû s'avouer son échec, elle avait disparu.
Dépité, il se retourna, afin d'aller enfin accomplir sa tâche sans grande joie. Un hoquet de surprise s'échappa de sa gorge, l'elfe noire était là, face à lui.
Il était incapable de faire le moindre mouvement, écrasé sous le poids du regard de la femme. Tout geste, toute parole étaient vides de sens. Son regard terrifiait et fascinait Yoren tout à la fois, sous le calme apparent de son corps, on pouvait distinguer dans ses yeux une sauvagerie et une cruauté toute calculée. D'une démarche féline, elle s'approcha de lui, ses mouvements étaient lents, elle prenait son temps, un fin sourire naquit même sur ses lèvres riches avant qu'elle ne vienne les poser sur celles de l'homme. Navië n'existait plus, n'avait jamais existé dans les pensées de Yoren, il n'y avait que cette drow, une inconnue qui était devenue le centre de tous ses désirs. Il se perdit totalement dans se baiser, sa tête ne tarda pas à lui tourner, il sentait le corps de l'elfe contre le sien, sa chaleur…il laissa tomber sa hache sans même y prêter garde. Jamais il n'avait partagé une telle passion, jamais il ne pourrait la trouver ailleurs…


Seilikia 30/04/2006 - 21:34
[pid:75415] Une violente douleur l’arracha de sa rêverie, les lèvres de la femme étaient de plus en plus chaudes, jusqu’à en devenir brûlantes, il voulait s’arracher de cette étreinte où l’énergie magique de la drow se frayait un chemin en lui mais les bras de l’elfe le retenaient, malgré leur apparence frêle, ils cachaient une force suffisante pour le maintenir en place, de plus, il sentait ses muscles se relâcher un à un contre sa volonté.
La chaleur se déversa en lui, il aurait voulu crier mais même cela lui était interdit, il n’en avait même plus la force, il accueillit le voile noir qui tomba devant ses yeux comme une bénédiction, espérant trouver là la fin de sa douleur.

Une clairière, une brouette renversée, s’était-il endormi ? Une odeur de sang lui prouva le contraire. Il avait été attaché à l’arbre noir avec des ronces, il tenta de s’en dégager, ne parvenant qu’à faire couler un nouveau filet de sang de ses poignets meurtris. On lui avait retiré sa chemise tandis que d’étranges symboles avaient été tracés sur son corps avec une pâte bleuâtre. Ses jambes avaient déjà disparu sous les épineux, épineux qui n’étaient pas présents lorsqu’il était venu pour couper cet arbre peu auparavant.
La drow réapparut, elle s’était vêtue d’une robe de cérémonie d’un bleu profond aux manches amples, dissimulant ses bras fin sous une chute de tissu relevée de quelques broderies argentées. Elle s’était également tracé des symboles inconnus à Yoren sur les joues et les mains, du drow pensa-t-il. Elle lui lança un regard qui lui fit taire toute protestation avant même qu’il ne les formule tandis que glissant sa main dans l’une de ses manches, elle en sortit une dague aussi sombre que l’ébène, comme l’arbre auquel il était attaché. Des nervures avaient été tracées sur la lame, formant un motif complexe doté d’une grande abondance d’arabesques, qui n’étaient pas sans faire penser aux symboles sur les joues de l’elfe.

Il faisait nuit, la lumière rougeâtre de Fibius donnait à la scène une allure irréelle. Se mettant à genoux sur le sol, tenant la lame contre son visage, les yeux clos, l’elfe noire murmura des paroles auxquelles Yoren ne pouvait comprendre le moindre mot :

Sorad, wun an'yui ulu l' venochen d' nindol nesst, plynn ukt quortek.

La voix de la drow était lente, basse, un profond respect, une grande dévotion s’y manifestait, lorsqu’elle se releva, la haine qu’il vit dans son regard lui fit perdre le contrôle de ses nerfs, il tenta de s’arracher de son piège de ronces, les épines labourèrent sa chaire sans jamais céder. Levant les bras, la drow fit pousser davantage les ronces qui l’entouraient, augmentant le nombre de sarments, l’immobilisant totalement avec des épines plus tranchantes que l’acier.
Un sourire mauvais sur les lèvres, elle s’approcha de lui, prenant tout son temps, laissant la peur grandir dans le cœur de l’homme à mesure que la distance qui les séparait diminuait.
Lorsqu’elle ne fut plus qu’à quelques centimètres de Yoren, elle plongea son regard de braises dans le sien, paraissant se nourrir de sa peur alors qu’elle faisait courir la dague sur son ventre.
Il sentait les ronces s’agiter dans son dos, comme dotées d’une volonté propre. Un cri s’échappa de sa gorge alors que l’une d’elles s’enfonça dans sa chaire, y déversant un liquide visqueux.

Les yeux brouillés de larmes, il ne vit pas la drow lui enfoncer le poignard, mais la douleur lui fit tirer sur ses liens, lacérant cruellement sa chaire. L’elfe lui avait ouvert une large entaille sur le torse, l’une de ses mains, décidée, s’était engagée dans la plaie, sans se préoccuper du sang qui souillait sa robe, la créature continuait ses recherches macabres à l’intérieurs de son corps. Sa raison manqua de défaillir lorsqu’il l’en vit sortir son cœur, un sourire de contentement sur ses adorables lèvres. Il s’efforçait de croire qu’il cauchemardait, comment pouvait-il être en vie ? Une douleur dans son dos lui rappela l’étrange liquide qui se déversait en lui, pourquoi le maintenait-elle en vie ? Dans l’obscurité, il croyait voir des dizaines d’yeux l’observer depuis le bord de la clairière, cruels spectateurs lançant des encouragements à la sorcière, insultant Yoren dans un dialecte qu’il ne connaissait pas. Etait-ce bien lui qui se faisait tuer ? Tout ceci ne lui ressemblait pas, c’était la mauvaise personne, il voyait un autre, lui allait se marier dans une semaine, rien à voir avec une affaire de magie.

Il cria, il voulait que cela prenne fin, il voulait quitter ce corps mutilé, ne plus avoir à sentir cette odeur de sang qui lui donnait des haut-le-cœur, cœur qu’il n’avait même plus…Il ne prêta pas garde aux glyphes que la drow avait tracé tout autour de la clairière, mais il ne put s’empêcher de la regarder, elle, au centre de tous ces symboles, à genoux, tenant l’organe sanguinolent au niveau de son visage enjoué.
Elle découvrit ses délicieuses dents virginales qu’elle planta dans la chaire, le sang maculant son visage, empourprant ses cheveux, dégoulinant le long de son menton, se perdant dans les plis de sa robe pour y tracer de longues traînées sombres. Malgré toute sa volonté, Yoren ne pouvait détacher ses yeux du monstrueux spectacle, chaque coup de dent de la drow était autant de coups de fouets contre son corps.
Corps qui commençait à noircir à mesure que l’étrange liquide l’envahissait, il se sentait raidir, perdait l’usage de ses membres. La sève coulant en lui l’assimilant peu à peu au végétal.

Il était simplement venu couper du bois, venu chercher le bonheur pour lui et Navië, sa présence à un sombre rituel n’avait aucun sens, il devait partir.

La créature qui lui faisait face, le visage barbouillé de sang, entama une lente litanie, sa voix était haute et pure, ni haine ni cruauté n’y trouvaient place, jurant avec ses actes.
Il revoyait à nouveau la naïade de la rivière, être parfait fait pour être désiré, être auquel nulle barbarie ne pouvait être attachée.
Sa vision se troubla, jusqu’à disparaître totalement, jamais il n’aurait pu croire pareils maux imaginables.
L’homme hurla, les traits tordus par douleur tandis que l’elfe noire continuait sa prière tout en admirant le visage de Yoren se figer peu à peu dans une expression de souffrance et de folie pure. Il sentait son âme même être aspirée, l’arbre s’en nourrissant.

Quelques instants plus tard, en paiement de toutes les vies qu’il avait prise à la forêt, le bûcheron était assimilé à cette dernière. Seilikia ne prit pas la peine de faire disparaître les affaires de Yoren, les laissant en avertissement, même si la forme humanoïde ayant pris la consistance de l’arbre encastrée dans le tronc était suffisante.
Sans prêter attention aux traînées sanglantes qui la poissaient, l’elfe noire disparut dans les profondeurs des bois
Sorad sera satisfait…

Converti par Serialize v1.01 - http://www.wawash.com