| [10/02/2006] Souvenirs, souvenirs... | Retour index |
| L'Ombre | 10/02/2006 - 16:16 |
| [pid:55470] | 1ére Rencontre : Cela faisait quelques temps qu’il le recherchait et enfin il pouvait ressentir son odeur, une odeur mêlant le parfum du sang ainsi que l’intense sentiment de peur qu’il pouvait inspirer. Des cris se firent entendre à l’intérieur de la bâtisse. Cette dernière n’était qu’une vielle ferme délabrée occupée par une famille de pauvres paysans. Les murs de brique étaient salis par des traces diverses, fissurés par endroit et il y avait même quelques trous béants à la place de ce qui servait de fenêtre. L’aspect extérieur n’était donc pas très reluisant. Il s’approcha lentement tandis que les cris se turent. La porte était entrouverte, faite en un bois pourri, et semblait avoir été enfoncée avec une force impressionnante, à tel point que la poignée se trouvait sur le sol à quelques mètres de là. L’ombre, discrète et solitaire, s’avança lentement et pénétra enfin à l’intérieur de la bâtisse. L’intérieur était lui aussi complètement délabré. Les poutres de bois étaient moisies, les portes en piteux états, et les meubles n’étaient plus qu’un amas de divers matériaux. Rien qui ne soit digne de la condition humaine et pourtant. Il traversa ce qui devait être la salle principale où il n’y avait qu’une cheminée, une marmite, et quatre chaises et une table. Il arriva ainsi dans ce qui ressemblait aux chambres. Trois lits de pailles étaient installés ci et là. En y regardant de plus prés il pu distinguer des marques de sang frais ainsi que le cadavre d’un homme d’une quarantaine d’années, éventré, gisant dans son sang. Un peu plus loin c’était une autre personne qui gisait là, une femme, égorgée. L’ombre souriait à cette vision, cela lui permettait de se replonger dans son ancienne vie, celle qu’il affectionnait tant. Il ne fit guère plus attention aux deux cadavres et sortit de la maison par la porte de derrière. Ce qu’il vit ne l’étonna pas. Leithokras était là, debout, tenant dans ses mains un enfant dont il s’occupait à le vider de son sang. Un autre enfant était à terre, la peau flétrie et quatre marques sur le cou. Il avait déjà était vidé de son sang. Des bruits de pas se firent entendre. L’ombre se plaça rapidement sur le coté et attrapa par le cou l’enfant qui essayait de s’enfuir. Il lui sourit puis exerça une pression de plus en plus forte afin de lui enfoncer la rate au fond de la gorge. L’enfant recracha un peu de sang, s’étouffant avec, et tout en gémissant il rendit presque l’âme. L’ombre stoppa sa pression avant de le tuer, puis il le regarda à nouveau, et lui sourit encore une fois. Il approcha ses lèvres du visage de l’enfant et, en un bref mouvement, lui arracha une oreille dont il se délecta. Tout en riant intérieurement il attrapa la tête de l’enfant à deux mains et la lui arracha avant de laisser le corps retomber sur le sol. Il se lécha les lèvres, couvertes de sang, du bout de la langue et prit un air satisfait. Pendant ce temps Leithokras, qui avait entendu toute la scène, s’était retourné et fixait l’ombre avec un air de surprise, voir même de peur. Leithokras était un fier damné de deux mètres de haut et d’une bonne centaine de kilos. Il était vêtu d’habits de seigneur, de la soie bleue dorée, par endroit, à la feuille d’or. Il relâcha l’enfant qu’il tenait toujours et fit quelques pas en direction de l’ombre. « T… Toi ? Mais… Cela ne se peut… Tu es mort. » L’ombre ricana doucement et ne répondit pas à homologue. Il se contenta simplement d’écarter les bras comme pour montrer son torse, puis il tendit la main en direction du damné. Celui-ci fit un pas en arrière avant de se redresser et de sourire à son tour. Il écarta la veste qu’il portait et sorti de son étui une grande lame incurvée avant de la pointer en direction de l’ombre. « Tout ce temps je t’ai cru mort, mais maintenant tu réapparais. Tu n’es qu’un misérable, je ne suis plus aussi faible qu’avant. Désormais je suis le maître et tu seras mon chien d’esclave. Tu n’es plus rien… » A ces mots il se jeta sur l’ombre, la lame en avant, prêt à le pourfendre. L’ombre se décala une première fois tandis que le damné revenait à la charge. L’ombre se décala à nouveau, toujours sans se servir de ces bras et un petit rire au coin des lèvres. Le damné revint à la charge mais cette fois l’ombre l’agrippa et le fit rouler au sol. La colère montait en Leithokras et ses yeux devinrent rouges. Il était ivre de sang tandis que l’ombre lui faisait signe de l’attaquer. Le damné se jeta à nouveau sur son adversaire mais le manqua de peu une fois encore. Sans se retourner il envoya un coup circulaire à la hauteur du visage de son adversaire mais ce dernier attrapa le bras du damné, le fit lâcher la lame puis lui brisa le bras dans un craquement d’os assez net. Il attira alors le damné à lui tout en se plaçant dans son dos et il l’attrapa par la gorge pour lui susurrer quelques mots à l’oreille, tout doucement. Les yeux de Leithokras s’ouvrirent en grand et derrière lui l’ombre affichait un grand sourire. Alors le bras de l’ombre traversa le torse du damné qui s’écroula à terre. L’ombre avait le bras recouvert de sang noir et il tenait dans sa main les organes du cadavre à ses pieds. Il les jeta sur le sol et tourna les talons… |
| L'Ombre | 10/02/2006 - 16:19 |
| [pid:55472] | 2éme Rencontre : Elle était là devant lui, le fixant avec un air de surprise. Il est vrai qu’il était censé n’être plus de ce monde mais ce n’était que ce que chacun voulait croire. Son nom était devenu le symbole d’une rébellion, la crainte qu’il devienne plus puissant et que ses idéaux deviennent ceux de son peuple. En somme il dérangeait suffisamment pour que la plupart se sentent soulagés par cette mort aussi inattendue qu’inespérée. Mais tout ceci n’était qu’illusion et il était bien présent et s’il n’était point plus puissant qu’avant, il en était autrement pour ses connaissances, sa volonté ainsi que ses ambitions. Tout cela avait grandit et grandissait encore. Maintenant qu’il l’avait retrouvée il se sentait comme avant. Il s’approcha d’elle sans un bruit, tout en la fixant, et s’arrêta à sa hauteur. Alors il glissa sa main dans ses cheveux cendrés, puis sur son visage. La damnée était belle. Elle était de taille moyenne, svelte, et d’une pâleur sans égal. Son visage était fait de traits fins et ses yeux d’un noir profond contrastaient avec la couleur blanchâtre de sa peau. Enfin ses cheveux cendrés lui retombaient sur le visage, par endroit, et faisaient disparaître ses oreilles. Elle lui sourit enfin. Un sourire qui était la réponse à sa question : elle n’agirait pas comme Leithokras. Sa loyauté était incommensurable. Jamais elle ne l’avait oublier et n’avait cesser de le servir. Maintenant elle en serait récompensée. « Maître…Vous vivant ? » L’ombre, toujours encapuchonnée, hocha la tête de bas en haut pour lui signifier qu’il était effectivement revenu. Il n’avait pas parlé, pas depuis très longtemps, et préféré ne pas le faire tout de suite. Il jouait de ce silence qui lui était cher. La damnée lui caressa alors le visage à son tour. Elle voulait s’assurer que son esprit ne lui jouerait pas quelques mauvais tours, chose qui n’était pas le cas. Une fois cela fait, elle s’agenouilla. « Maître, je suis à votre service. Permettez moi de faire venir un autre de vos humbles serviteurs. » Elle avait relevé les yeux pour observer la réaction de son maître qui lui fit signe de faire venir cet autre serviteur. « Bien…Arzan ! » Un léger bruit se fit entendre. C’était le battement de l’air par des ailes d’un petit volatile. Au-delà de la ligne d’horizon apparu une forme volante qui, se rapprochant, se dévoila être celle d’un corbeau. Ce n’était pas n’importe quel corbeau, c’était son corbeau. Un corbeau au plumage d’un noir sinistre et aux yeux rouge sang. Un cri strident se fit entendre. Arzan le messager était là. Il donna encore quelques battements d’ailes et vint se poser sur l’épaule de l’ombre, lui enfonçant ses serres dans la chair. L’ombre poussa un petit soupir de soulagement. Enfin il les avait retrouvés, maintenant il pourrait repartir pour faire ce qu’il se devait de faire. La damnée l’avait compris, aussi se releva t’elle et lui fit face. « Quel sont vos projets maître ? » L’ombre se mit à rire intérieurement. Ses projets ? Elle s’en douter, cela était plus que certain. Ils se dirigeraient vers l’intérieur des Terres Divines et ensuite il agira. Il n’avait pas besoin de répondre et passa derrière la damnée et continua sa marche. Il ne se retourna pas mais entendant le bruit léger des pas de la damnée qui le suivait. Séléne… |
| Broucolaque | 12/02/2006 - 15:32 |
| [pid:55888] | Le temps était idéal pour la libération de l’esprit. Broucolaque avait parcouru un long chemin, de sa ville jusqu'à se lieu, une forêt au centre de la tédéhessie. Il commença par se positionner en tailleur pour élever son esprit et ainsi le libérer de son enveloppe charnel. Celui-ci pouvait ressentir tout ce qui se passait sur cette terre. Soudain une force d’une nature agressive fit déconcentrer Broucolaque qui ouvrit les yeux avec une expression de terreur. Un esprit torturé et inconnu était présent sur la Tédéhessie qui aller bouleverser l’équilibre qui resté. |
| L'Ombre | 12/02/2006 - 21:30 |
| [pid:55956] | Les deux ombres se remémoraient des souvenirs du passé afin d'évaluer ce que pourrait devenir leur avenir prochain. Le but était de savoir comment agir pour parvenir à leur fin. Pour l'heure ils se rapprochaient encore un peu plus de leur destination, et pour cela ils se devaient de passer à travers une forêt où les cimes des arbres s'étendaient jusqu'au ciel, leur feuillage épais empéchant la lumiére de pénétré et de frapper le sol de sa splendeur. Seuls quelques rayons parvenaient à filtrer pour venir mourir sur une terre boueuse où tout semblait périr à vue d'oeil. Les ombres continuaient d'avancer sans se soucier de tous ces détails, cela leur semblait plutot normal encore que cela prennait trop de temps pour périr. L'ombre la plus imposante était devant, marchant d'un pas léger, l'autre la suivant tout en étant un petit peu en retrait, Arzan sur l'épaule. La premiére ombre s'arréta net et fut aussitot imitée par sa congénére. Elle leva les yeux vers les feuillages des divers arbres se trouvant ci et là et se mit à chercher un être qui pouvait s'y dissimuler. Elle avait cette sensation bizarre que quelqu'un ou quelque chose les observais. Un petit rire s'échappa de sa bouche. Cela lui plaisait. La méfiance que pouvait éprouver certains, la crainte, la haine, la curiosité et encore bien d'autres sentiments. Il avait hâte de découvrir qui se cachait dérriére cela... Les deux ombres reprirent leur route aprés avoir attendu quelques instants. La présence semblait avoir disparu, mais ils savaient qu'ils la retrouverait trés bientot. |