[30/10/2005] L'élévation spirituelle Retour index
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Broucolaque 30/10/2005 - 20:16
[pid:39251] J’avais des pertes de mémoire de plus en plus proche au fur et à mesure que le temps passait. Je ne pouvais pas les contrôler et tant que je ne savais ce qui m’arrivait, je ne pouvais pas le combattre.

Je marchais en direction d’un lieu, mon lieu où je m’isolais pour méditer lors de mes moments de recherche de l’éveille.

J’y sentais des énergies fortes qui m’entouraient en ces lieux.

Après une longue marche à travers les bois, j’arrivais dans un endroit loin de tout, où régnait le silence parfait. Je pris ma position de méditation préférée sur une pierre qui se trouvait au centre d’un cercle formé par les arbres.

Je fermais les yeux et laissais mon esprit remonter le temps et retourner dans le passé mais je ne pouvais voir ses trous de mémoire comme si une force me l’empêchait.

C’était toujours la même chose, ce que je voyais à chaque méditation était avant et après, jamais pendant, mais aujourd’hui une énergie vient me parler :

« Je suis Luraï, et je vais t’aider à mieux voir en toi. »

A cet instant, Je sentais une aura m’envahir et me provoquer une vision dont je n’avais pas le contrôle.

La nuit était là. Le moment était proche, je le sentais en moi mais je ne savais pas ce qu’il allait m’arriver. J’etais pourtant dans mon corps mais je ne pouvais pas le contrôler. Une force plus forte que moi avait pris la possession de mon corps. Je me retrouvais en tant que spectateur et ne pouvais qu’observer ce que je faisais.

Je me trouvais dans un lieu inconnu, la soif de sang était présente et déjà à un niveau insupportable. Quand une voix me parla.

« Ecoute moi, Ne résiste pas, tu es un être trop faible. Laisse moi, Hécate ta déesse te montrer la véritable voie des vampires »

Je sortais de ma cachette et me préparais.
Cette nuit, je serai le juge, le juré et le bourreau... la Lune en sera témoin.
Je marchais tranquillement, plein d'une farouche détermination.
Au loin je voyais les lumières d’un village, et, au sommet d'une colline, la demeure de mes proies...Leur dernière demeure.
Je me rendais compte qu'il pleuvait, plongé dans mes pensées comme je l'étais, je ne l'ai même pas remarqué.
Je riais, d'un rire sans joie mais qui me faisait du bien...Ce soir, le vampire en moi aller encore frapper.
Et je riais encore et toujours...

Me voila enfin arrivé !

La pluie ruisselait sur la lame de mon épée.
Le manoir était bien gardé...je souriais :

« Tant mieux ! »

Je m'avançais lentement, sans un bruit. Je passais le coin de la maison et...Je tombais nez à nez avec un garde !

Le garde surpris dégaina son épée. J'aurais pu le tuer rapidement mais je voulais m'amuser avant de passer aux choses sérieuses.

« Je vais compter jusqu'à trois, lui dis-je, si à trois tu es toujours là, je te tue... »

Je savais qu'il m'avait reconnu, je sentais sa peur...mais il ne recula pas. Il attaqua.

-« Un ! »

Je fis voltiger son arme qui tomba au sol, mais le garde était courageux. Il dégaina un poignard attaqua encore.

- Deux !

Un craquement se fit entendre, et il tomba a genoux.

- Trois !

Sa tête roula sans bruit sur l'herbe.

Je continuais mon chemin. Le jardin était débarrassé de ses mauvaises herbes.

J'entrais dans la maison. Tout était calme. Il n'y avait aucun garde. Je pensais :

*Le maître de maison est bien négligeant.*

J'inspectais le rez-de-chaussée, dans l'espoir de trouver des proies, mais il n'y avait personne. Je montais à l'étage. Devant moi, un long couloir menant aux chambres des condamnés. Je rentrais sans bruit dans la première. Une jeune fille dormait paisiblement.

*Bien, ce sera plus facile. *

Je m’approchais d’elle, la regardais dormir en écoutant son cœur battre. Je m’approchais d’elle pour sentir son odeur c’elle qui allait flatter mes papilles dégustatives. Puis mon regard se tourna vers son cou, où je pouvais voir ça veine battre au rythme du cœur. Mes crocs s’approchaient de celle-ci pour s’y enfoncer et me permettre de boire le doux breuvage qu’une fillette pouvait donner à un vampire comme moi. Je sentais ça vie, s’en aller petit à petit jusqu’a sa mort.

Je sentais une larme couler le long de ma joue, j'ai prononcé la sentence pour elle et je continuais. J'avançais de chambre en chambre en accomplissant le rituel.

Une fois toutes les proies vidées de leur vie, je sortais dans l'air froid de la nuit. Il ne pleuvait plus.

« Il n'y a plus rien pour moi aussi... »

A quelques mètres a peine de la demeure, je m'écroulais…

Broucolaque sortie de la vision mais il était tétanisé par ce qu’il venait de voir, il se trouvait entre le monde de la réalité et celle de la folie.
Broucolaque 07/11/2005 - 15:11
[pid:40649] Après une longue bataille intérieure, Broucolaque se reprit ses esprits et décidât d’aller au monastère de Ertuen pour avoir une conversation avec le moine du domaine.

Je pris le chemin en direction du monastère tout en étant obsédé par les images que j’avais vues.

Arriver, devant les portes du monastère, je les poussais pour voir l’apparition d’un moine installé en position de méditation qui avait l’air d’attendre ma venue.

Je m’approchais de lui et engageais la conversation en le saluant.

« Je suis ici pour …. »

Le moine l’interrompit

« Je sais pour quoi tu es là, tu cherches à comprendre ton existence sur ces terres. Pour cela tu empreintes la voie de la sagesse mais cette voie apporte plus de doute en toi que de réponse. »

Le moine ferma les yeux et continua :

« Un corps t'a été donné. Tu peux l'aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.
Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée "Vie". Chaque jour tu auras l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinence.
II n'y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d'essai et d'erreur, d'expérimentation. Les expériences "ratées" font tout autant partie du processus que celles qui réussissent.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce qu'elle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que tu l'apprennes. Quand tu l'auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.
Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de "Vie" qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.
Ailleurs n'est pas meilleur qu'"ici". Quand ton "ailleurs" est devenu "ici", tu obtiens à nouveau un autre "ailleurs" qui à son tour te semblera meilleur qu'"ici".
Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.
Ce que tu fais de ta "Vie" dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t'appartient.
Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la "Vie" sont en toi. Tout ce qu'il te faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.
A mesure que tu t'ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci. »

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